Comment se déroule l’examen du col ?

À quoi sert l’examen du col pendant la grossesse ou le travail, comment il se passe, ce que la sage-femme vérifie et comment mieux le vivre si l’on appréhende ce geste.

Informations vérifiées

L’essentiel en 30 secondes

L’examen du col permet d’évaluer si le col de l’utérus se modifie : ouverture, longueur, position, tonicité et progression du travail.

Il peut être proposé à l’arrivée à la maternité, pendant le travail, ou dans certaines situations médicales, mais il n’est pas forcément nécessaire à chaque consultation.

Le geste se fait avec deux doigts gantés, après explication, dans le respect de votre accord et de votre confort autant que possible.

Il peut être désagréable ou sensible, surtout pendant les contractions, mais il ne devrait pas être fait sans que vous soyez prévenue.

1À quoi sert l’examen du col ?

L’examen du col aide les professionnels à savoir si le col de l’utérus commence à se modifier et où en est le travail.

Il permet notamment d’évaluer l’ouverture du col, sa longueur, sa position, sa consistance et parfois la hauteur de la tête du bébé.

Ces informations sont utiles pour décider de la suite : attendre, surveiller, installer en salle de naissance, proposer un soulagement de la douleur ou réévaluer plus tard.

L’examen du col ne prédit pas toujours exactement la durée restante avant la naissance, car le travail peut évoluer très différemment d’une femme à l’autre.

Bon à savoir

L’examen du col est un outil d’évaluation, pas un passage obligé à subir sans explication.

2Quand peut-il être proposé ?

1. Premier repère

L’examen du col peut être proposé lorsque vous arrivez à la maternité avec des contractions, une perte des eaux, des douleurs ou un doute sur le début du travail.

2. Deuxième repère

Il peut aussi être réalisé pendant le travail pour suivre l’évolution, ou avant un déclenchement pour voir si le col est favorable.

3. Troisième repère

Dans certaines situations de grossesse, il peut être discuté en cas de contractions avant terme, de douleurs ou de symptômes particuliers.

3Quand l’examen est difficile émotionnellement

Certaines femmes vivent l’examen du col comme très intrusif, surtout en cas de pudeur, de peur, de douleur, de mauvais souvenir médical ou de traumatisme.

Vous pouvez le dire à l’équipe sans avoir à vous justifier en détail.

Il est possible de demander une explication calme, une présence rassurante, une pause, ou que le geste soit réalisé par une personne avec qui vous vous sentez plus à l’aise si l’organisation le permet.

Votre vécu compte autant que l’information médicale recherchée.

En cas de symptôme intense, inhabituel ou inquiétant, demandez rapidement un avis médical.

À retenir

L’examen du col permet d’évaluer l’évolution du col et l’avancement du travail.

Il peut être utile à l’arrivée à la maternité, pendant le travail ou avant un déclenchement, mais il n’est pas forcément nécessaire à chaque rendez-vous.

Le geste doit être expliqué et réalisé avec votre accord.

Il peut être inconfortable : vous pouvez demander une pause, une explication ou attendre la fin d’une contraction.

Si l’examen est difficile pour vous, dites-le : des adaptations sont souvent possibles.

Sources consultées