Quand faire un bilan de fertilité ?

Les délais à connaître, les situations où consulter plus tôt et le déroulement des premiers examens pour le couple.

Informations vérifiées

L’essentiel en 30 secondes

Avant 35 ans, un bilan est généralement envisagé après 12 mois d’essais sans grossesse.

À partir de 35 ans, il est conseillé de consulter après 6 mois d’essais.

Après 40 ans ou en présence d’un facteur de risque, il est préférable de demander un avis sans attendre.

Le bilan concerne les deux partenaires et commence par un entretien, un examen clinique et des examens ciblés.

1Quels délais sont généralement recommandés ?

Avant 35 ans, une consultation pour infertilité est le plus souvent envisagée après un an de rapports réguliers sans contraception et sans grossesse.

À partir de 35 ans, ce délai est généralement raccourci à 6 mois, car la fertilité diminue progressivement avec l’âge.

Après 40 ans, il est recommandé d’en parler rapidement avec un professionnel dès le début du projet afin de ne pas retarder une éventuelle évaluation.

Bon à savoir

Vous pouvez consulter avant ces délais si la situation vous inquiète : demander un premier avis ne signifie pas commencer immédiatement un parcours de PMA.

2Les 3 situations où consulter plus tôt

1. Cycles ou ovulation

Des cycles absents, très irréguliers ou des signes suggérant une absence d’ovulation. Il n’est pas utile d’attendre un an si les règles disparaissent ou sont très difficiles à prévoir.

2. Antécédents

Des antécédents pouvant influencer la fertilité : endométriose, infection pelvienne, grossesse extra-utérine, chirurgie gynécologique, cancer, traitement gonadotoxique ou fausses couches répétées.

3. Santé du partenaire

Une difficulté connue ou suspectée chez le partenaire : problème testiculaire, chirurgie, troubles de l’érection ou de l’éjaculation, traitement pouvant affecter le sperme ou antécédent d’infertilité.

À retenir

Un facteur de risque connu justifie une consultation sans attendre les délais habituels.

3Quels examens peuvent être proposés ?

Chez la femme, le bilan peut rechercher une ovulation, évaluer l’utérus et les ovaires par échographie et vérifier, si nécessaire, la perméabilité des trompes.

Des prises de sang hormonales peuvent aussi être demandées. Parmi elles, le dosage de l’AMH est parfois proposé pour estimer la réserve ovarienne, c’est-à-dire le nombre approximatif de follicules encore disponibles.

Chez l’homme, le spermogramme est un examen central. Il analyse notamment le nombre, la mobilité et la forme des spermatozoïdes.

Des examens infectieux, génétiques ou plus spécialisés peuvent être ajoutés selon les résultats. Tous ne sont pas nécessaires pour chaque couple.

À retenir

Le délai habituel est de 12 mois avant 35 ans et de 6 mois à partir de 35 ans. Après 40 ans ou en présence d’un facteur de risque, un avis plus rapide est recommandé.

Le bilan concerne le couple et avance par étapes. Il ne signifie pas automatiquement qu’un traitement ou une assistance médicale à la procréation sera nécessaire.

Sources consultées