Anxiété post-partum : quand les inquiétudes prennent trop de place

Après la naissance, les inquiétudes peuvent devenir envahissantes. Comprendre l’anxiété post-partum, repérer les signes qui doivent alerter et savoir quand demander de l’aide.

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L’essentiel en 30 secondes

Après la naissance, il est normal d’avoir des inquiétudes, mais elles ne doivent pas prendre toute la place.

L’anxiété post-partum peut se manifester par des pensées qui tournent en boucle, une peur permanente, une hypervigilance ou l’impossibilité de se reposer.

Elle peut concerner la santé du bébé, le sommeil, l’alimentation, la sécurité, les microbes, la respiration ou la peur de mal faire.

Quand l’anxiété empêche de dormir, de manger, de sortir, de laisser le bébé à quelqu’un ou de profiter de moments calmes, il faut demander de l’aide.

1Des inquiétudes normales… jusqu’à un certain point

Devenir parent peut réveiller beaucoup de questions.

Est-ce que bébé respire bien ? Mange-t-il assez ? Dort-il trop ? Pas assez ? Est-ce que je fais ce qu’il faut ?

Ces inquiétudes sont fréquentes, surtout les premières semaines.

Elles deviennent préoccupantes lorsqu’elles prennent toute la place, reviennent sans cesse et empêchent de vivre le quotidien.

Bon à savoir

S’inquiéter après la naissance est fréquent ; être envahie par la peur au point de ne plus souffler mérite un vrai soutien.

2Qu’est-ce que l’anxiété post-partum ?

1. Premier repère

L’anxiété post-partum correspond à une anxiété importante qui apparaît ou s’intensifie après la naissance.

2. Deuxième repère

Elle peut être présente seule ou avec une dépression post-partum.

3. Troisième repère

Elle ne se voit pas toujours de l’extérieur, car la mère peut sembler très organisée, très attentive ou très efficace.

3Quand demander de l’aide ?

Il faut demander de l’aide si les inquiétudes prennent toute la place, si elles durent, s’aggravent ou empêchent de dormir, de manger, de sortir ou de s’occuper du bébé sereinement.

Une sage-femme, un médecin, la PMI, la maternité, un psychologue ou un psychiatre peuvent être contactés.

Il n’est pas nécessaire d’attendre d’être au bout pour consulter.

Plus l’anxiété est prise tôt, plus elle peut être accompagnée efficacement.

À retenir

L’anxiété post-partum dépasse les inquiétudes normales lorsqu’elle devient envahissante et empêche de vivre le quotidien.

Pensées en boucle, peur permanente, hypervigilance, besoin de tout contrôler et impossibilité de dormir sont des signes à surveiller.

Les pensées intrusives peuvent être très angoissantes et méritent d’être exprimées à un professionnel.

Idées noires, peur de faire du mal ou sensation de ne plus pouvoir tenir nécessitent une aide urgente.

L’anxiété post-partum peut se soulager : il ne faut pas rester seule avec cette peur.

Sources consultées